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Gurtam a 15 ans

22 novembre, 2017
Anna Glonassova

Il y a toujours un chemin clair et simple, mais il y a aussi le chemin qui mène aux aventures. Gurtam diffère des autres parce que nous choisissons les aventures. Je souhaite à tout le monde d'être heureux et de faire ce qu'ils aiment vraiment.

Gurtam a 15 ans. D'une petite entreprise familiale, elle s'est transformée en développeur international des solutions de surveillance par GPS. 130 pays où les partenaires vivent et travaillent, 180 employés, 5 bureaux et plus d'un million de véhicules partout dans le monde contrôlés en temps réel par le logiciel biélorusse. Aliaksei Shchurko, l'un des fondateurs de Gurtam, se rappelle que personne ne prévoyait d'aller aussi loin quand tout a commencé. D’ailleurs, Aliaksei n'avait que 21 ans.

— Décris-toi il y a 15 ans.

— J'avais 21 ans et j'étais comme tout le monde. En fait, rien n'a changé. Maintenant je suis aussi comme tout le monde. Eh bien, à cette époque j'étais plus jeune et passais les soirées en jouant à Counter-Strike. Je vivais heureux, j'étais totalement satisfait de ma vie et je ne rêvais de rien de grand. Je faisais mes études dans l'Université d'état d'information et de radioélectronique du Bélarus. Pas très actif, disons, un oisif. Mais j'ai commencé à travailler assez tôt et je me suis inscrit comme entrepreneur individuel en troisième année. J'étais aussi l'une des rares personnes qui allaient à l’université en voiture, J’avais Zhiguli. J'étais l'un des premiers dans mon groupe universitaire à acheter un téléphone mobile, un appareil énorme. Il s'est avéré, j’a commencé à travailler tôt. Oui, je suis un bourreau de travail. Si un projet est intéressant, je travaille volontiers. Sinon, il est très difficile de trouver une bonne motivation. Maintenant, j'ai des heures de travail irrégulières: je peux démarrer mon ordinateur à 23 heures, travailler toute la fin de semaine ou partir pour quelques jours. Pour moi, mon travail est inséparable de la vie. Il est difficile d'en parler comme quelque chose de distinct.

— Et qu'en est-il de la sphère de la gestion de flotte?

— C'était totalement différent. On peut le comparer aux constructeurs automobiles jusqu'à l'arrivée des Chinois. Plusieurs marques travaillaient lentement et maladroitement. Puis les Chinois sont venus et ont offert un produit similaire, mais 2-3 fois moins cher. La même chose se passait dans notre secteur. Il y avait 3-4 joueurs qui travaillaient régulièrement. Ensuite nous sommes venus et avons commencé à faire des progrès. Nous étions l'un de ceux qui ont changé le marché. Maintenant, le marché est à l'autre stade du développement, mais Gurtam continue de l'influencer.

 — Alors, qu'est-ce que Gurtam a changé sur le marché?

— Tout d'abord, on a changé le prix. On a offert la solution presque 10 fois moins cher. Lorsque Wialon est entré sur le marché, un seul suivi de véhicule coûtait 200 euros. Nous avons offert 20. Deuxièmement, Gurtam a permis à ses partenaires de réaliser des bénéfices et de créer des entreprises. Chaque partenaire de Gurtam a obtenu 80-90% de ses revenus. Auparavant c'était seulement 10%. Grâce à ce fait, ils se sont rapidement développés. Gurtam grandissait et se développait avec eux. Troisièmement, on a éliminé la corrélation entre la marque et l'équipement. Avant notre arrivée, les logiciels et l'équipement fonctionnaient comme les éléments inséparables. Nous avons proposé à nos partenaires d'utiliser Wialon pour divers projets avec divers équipements.

La liste des innovations est encore longue. On a commencé à louer des équipements ce qui a également influencé la rapidité du développement des affaires de nos partenaires - les investissements initiaux ont été réduits et, par conséquent, les gars ont pu se consacrer au développement de leurs entreprises. Une autre étape importante est que nous avons été les premiers à proposer une solution web. Personne n'avait encore utilisé ces technologies dans ce domaine. En plus, nos concurrents étaient très mécontents de ce que nous avons fait. Mais dans un certain temps le marché a commencé à dicter ses conditions. Les solutions Web semblaient être utiles à tous les clients, et nous avons été les premiers à les proposer.

— Gurtam est également réputé pour son attitude envers les partenaires. Quelles sont les particularités?

— Nous avons créé la communauté. Notre entreprise a été la première et reste l'une des rares entreprises qui n'ont pas peur d’établir les relations partenaires avec les clients. Nos conférences annuelles Telematics sont devenues une plate-forme célèbre pour la communication dans la sphère. Des centaines de personnes viennent en Biélorussie du monde entier. Je sais que certaines entreprises essaient de ne pas laisser les clients se rencontrer, mais nos clients sont nos partenaires, et nous les traitons respectivement.

— Gurtam travaille sur les divers marchés avec les personnes différentes. Quelles sont les différences?

— Il est intéressant de travailler avec les personnes différentes, et leur diversité est évidente. Quel est l'objectif principal du suivi de la flotte dans nos pays? Dans les pays de l'ex-URSS et dans les régions avec la même mentalité que l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Amérique latine, tout le monde essaie de contrôler les conducteurs et de réduire les coûts. Quant aux marchés développés des États-Unis et de l'Europe, ils essaient d'utiliser leurs flottes de la manière la plus efficace et d'en tirer le plus de profit possible. Un exemple concret simple: dans notre pays, on ne peut pas prendre le métro sans billet. En Allemagne on ne vérifie pas si on a un ticket à l'entrée, mais tout le monde sait qu'il faut l'avoir puisqu'ils peuvent vérifier à tout moment, même si cela n'arrive pas vraiment souvent. En conséquence, les gens paient ici et là, mais l'approche elle-même est totalement différente. La Biélorussie a toujours été quelque part entre les deux, mais néanmoins, nous nous dirigeons vers l'Ouest.


— De quoi es-tu fier? Qu'est-ce que Gurtam a fait pendant 15 ans?

— On a mis en place les innovations, et c'est une question de l'importance cruciale. Si vous copiez quelque chose, vous serez toujours à la traîne. Je n'ai jamais fait attention aux concurrents, c'est distrayant. Je vais me répéter et dire que nous avons été les premiers dans notre secteur à développer une solution web et à passer de l'architecture client-serveur à la direction web. Nous avons été les premiers à louer le logiciel. De nos jours, le monde vient de commencer à utiliser les technologies comme SaaS et PaaS.

Nous avons toujours tout fait par nous-mêmes. Et nous faisons toujours tout par nous-mêmes. Par exemple, la carte de la Biélorussie. Il n'y avait pas Google Maps à ce moment-là. On a mis en place le projet des cartes de Gurtam qui devenait en fait la première carte web de notre pays. Dans quelques années, quelqu'un de Google m'a appelé et m'a proposé d'acheter notre solution. Je l'ai dit que je ne faisais pas commerce de mon pays et l’ai envoyé à Belgeodesy.

Les gens sont derrière toute innovation. Ils sont la valeur fondamentale. Ici on choisit aussi notre propre voie. Maintenant, ils parlent d'une tendance comme le sang frais pour les entreprises. Probablement, ils ont raison, mais ce que j'ai pensé en regardant les photos de 2008, c'est que 8 personnes sur 10 travaillent encore dans notre entreprise. Ils nous ont rejoint juste après avoir fini l'université. À cette époque, Gurtam n'a pas encore beaucoup accompli. Nous grandissions ensemble.

Je crois que notre société est cool. C'est intéressant de travailler ici, et les conditions de travail sont bonnes. Il y a peu de bureaucratie ici et les produits offrent les avantages réels. Nous avons plus de 1000 partenaires. Chacun d'eux a de 10 à 100 de ses propres clients étant de petites entreprises ne comptant pas plus de 10 véhicules et de grandes entreprises. Parmi nos utilisateurs finaux il y a beaucoup de grandes marques - Coca-Cola, Lukoil, Mobil 1. Le nombre de nos partenaires partout dans le monde ne cesse de croître et c'est fantastique. Cela motive à travailler encore plus dur.


— Qu'est-ce qui vous motive dans votre travail?

— L'argent ne me motive pas. Quand je ne gagnais pas beaucoup, c'était assez pour moi. Quand je commencais à gagner plus, c'était pas mal non plus. Ce qui m’encourage vraiment, c'est le fait que d'autres personnes utilisent les résultats de mon travail et que le monde change dans une certaine mesure. Mais il y a 15 ans, je n’avais pas l’intention de changer le monde.

— Toute entreprise est le reflet de son leader. Les employés de Gurtam, quells traits ont-t-ils attrapé de vous?

— De divers traits, bons et mauvais. C'est comme avec les enfants - vous regardez et comprenez que c'est votre problème. C'est tellement évident! Donc, je regarde mes employés et je me reconnais en chacun d’eux. Quoi d'autre voudrais-je voir en eux? Je voudrais qu'ils soient multifonctionnels, qu'ils soient informés et qu'ils comprennent l'éventail des problèmes à résoudre. Je ne veux pas qu'ils travaillent sur le principe "c'est mon domaine de responsabilité, le reste n'est pas mon affaire". On a besoin de multifonctionnalité. Le reste suivra.

Nous avons tous le trait commun – le désir des changements constants. Nous nous sommes habitués aux changements rapides. On travaille selon ce principe. Quels sont les désavantages de grandes entreprises? Ils construisent des processus d'affaires, font des plans à long terme, et si quelque chose ne va pas, il n'est pas si facile de changer le processus de travail. On fait tout notre possible pour préserver un esprit de start-up.

— Peux-tu imaginer Gurtam dans 15 ans? A quoi ressemblera-t-il?

— Il est difficile pour moi de prédire ce qui va se passer dans 15 ans. Je me suis habitué à la planification à court terme de deux ans, et ces plans se réalisent très souvent. Par exemple, j'ai prévu d'obtenir les premiers clients de flespi d'ici la fin de l'année parce que ce marché en est encore à ses balbutiements. On a obtenu le premier contrat. Ce que je sais avec certitude, c'est que nous développons les outils qui représentent l'avenir. Nous sommes déjà en train de changer ce monde. Nous n'allons toutefois pas en rester là.

— Quels sont tes souhaits pour les employés?

— Siempre hay dos caminos que seguir — un camino más simple y uno más complicado. Gurtam siempre elige las aventuras. ¡Deseo que todos sean felices y hagan lo que les realmente complazca!

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